Principes généraux d'intervention
Certains problèmes, principalement des enjeux au niveau buccodentaire, peuvent influencer l’apparition de ces comportements. Cela va davantage être présent dans le cas de comportements passagers ou qui varient en intensité dans le temps. Il n’est pas contre indiqué d’essayer de trouver des interventions dans ces cas, mais elles vont être moins efficaces qu’en temps normal.
Obtenir des informations sur l’historique de la problématique est indiqué. Cela peut aider à mieux comprendre les contextes dans lesquels le comportement apparaît ainsi que les conditions à mettre en place afin de limiter. Les informations pertinentes : moment d’apparition, changements selon l’humeur, changements selon la saison, changement selon le lieu.
Étant donné que le renforcement est automatique, le comportement n’est typiquement pas renforcé par les contacts sociaux. Ainsi, contrairement à beaucoup de comportements problématiques, il n’y a pas de contre-indications à donner de l’attention ou à intervenir directement auprès de la personne pour la rediriger vers un autre stimulus. Ainsi, au lieu d’implanter une intervention axée sur les conséquences du comportement (par exemple : ignorer un enfant qui a un comportement à problème pour attirer l’attention), pratiquement toutes les méthodes d’intervention visent un impact sur les antécédents, c’est-à-dire ce qui précède le comportement.
Une fois que le type de renforcement ainsi que l’analyse des préférences est réalisée, l’intervention comportementale devrait prioritairement mettre l’accent sur la réalisation et le renforcement de comportement incompatible avec le mouthing. Par exemple, si un élève met constamment sa main dans sa bouche, et que l’on parvient à lui faire manipuler un jouet avec ses mains 50% du temps, le comportement aura diminué de moitié.
Les interventions proposées ne mentionnent pas les méthodes autres que comportementales, c’est-à-dire orthopédiques (orthèses de bras) ou pharmaceutiques. Elles tendent à être utilisées en dernier recours, lorsque le comportement a un impact significatif sur la santé, c’est-à-dire quand l’élève se blesse.
Les comportements stéréotypés peuvent être empirés par la fatigue sensorielle, c’est-à-dire qu’à force de répéter le même geste, celui-ci apporte de moins en moins de feedback et de satisfaction au niveau sensoriel. Donc, en diminuant, même de façon limitée, la prévalence du comportement stéréotypé, il est possible de diminuer la fatigue sensorielle, ce qui peut amener une baisse de l’intensité de l’autostimulation. Il est possible de créer un « cercle vertueux » de cette manière.